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FATAYATE ;
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des familles
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C'est encore
un des grands griefs que l'on entend faire à l'islam à propos de la prétendue inégalité de la femme par rapport à l'homme en matière d'héritage.
Ceci est le fait d'une totale ignorance de la loi islamique sur ce sujet.
Cette polémique traditionnelle qui dure depuis bien longtemps au
sujet de l'héritage de la femme est suscitée par le décret suivant : « au mâle revient une part équivalente à celle de deux
femelles » .
Cette règle est en fait un fragment du verset coranique suivant :
« Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet
de vos enfants : au mâle revient une part équivalente à celle de deux femelles. »
Sourate 4 intitulée les Femmes, An-Nisâ', verset 11
Le verset se poursuit par toute une série de situations qu'il serait ici fastidieux et inutile de détailler.
Ce verset établit une loi concernant exclusivement l'héritage des enfants.
Les autres héritiers, hommes et femmes, ont leurs lois spécifiques.
En général, la part de ces héritiers ne dépend pas du sexe. Il peut même arriver que la part de la femme devienne supérieure à celle de l'homme.
Voici quelques situations où la part de la femme est égale voire supérieure à celle de l'homme.
Je vous rappelle que c'est au 7ème siècle que ces lois ont été disposés aux musulmans .
Comparaison
En France jusqu'au début du XX ème siècle, Une veuve n'héritait pas de son mari
Nous pouvons lire dans « l'ami de la maison » sorte de mini code civil datant de
1855 :
" Le cas est très rare où la femme peut hériter de son mari car d'après l'article 767 du code civil, il faut pour qu'elle profite de cet avantage à l'exclusion de l'état, que l'époux défunt ne laisse ni parents au degrés successible, ni enfants, naturels. Or il est extrêmement rare qu'une personne en mourant ne laisse quelques parents en deçà du douzième degrés (755)"
Ainsi, il devient manifeste que la règle « au mâle revient une part équivalente à celle de deux femelles » n'est pas une règle permanente qui s'applique à chaque fois qu'un homme et une
femme se réunissent autour d'un héritage comme le prétendent beaucoup de gens.
Cette règle concerne uniquement la situation mentionnée par Dieu, à savoir celle
où un frère et sa sœur (frère et sœur germains du défunt) se réunissent autour d'un héritage sans qu'aucun d'eux ne détienne une part explicitement déterminée par le
Coran (4).Dans ce cas, le frère prend le double de sa sœur, et ce, qu'ils soient tous deux les enfants du défunt ou bien ses frères. Cette particularité comporte une sagesse infinie pour
réaliser la justice entre le frère et la sœur dont les parts n'ont pas été explicitement fixées par le
Coran.
Nous verrons de quoi il s'agit plus bas...
Dans la période prés islamique, les héritages étaient répartis
uniquement entre les mâles ; les femmes ne recevaient rien. Pire, elles étaient elles-même des objets dont on héritait.
Mais l'Islam a interdit cette pratique :
" O vous qui avez cru ! Il ne vous est
plus permis d'hériter des femmes contre leur gré (...) "
coran 4/19
« Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet de vos enfants : au mâle revient une part équivalente à celle de deux femelles. » .
Coran 4/11
Le verset relatif à l'héritage a été révélé à propos de certains Ansars (Nom donné aux croyants de Médine qui recueillirent et protégèrent le prophète Mohamed lors de sa fuite de La Mecque) notamment suite au fait qu'une femme nommée Um Kabha, s'adressa au prophète :
- " Mon mari vient de mourir et m'a laissé deux filles . Or nous n'avons rien reçu en héritage "
L'oncle des enfants rétorqua :
- "O Envoyé de Dieu ! Elles ne montent pas à cheval, ne portent pas le sabre, et ne frappent pas l'ennemi, et on devrait encore les pourvoir en héritage alors qu'elles n'acquièrent rien par elle même ... ! " (rapporté par Tirmidhi / chaîne de transmission fiable)
L'on voit, comment à l'époque, les dispositions étaient vraiment défavorables à la femme. Le Coran est venu cassé cette mentalité ,et rectifié l'injustice faite à la femme en matière d'héritage.
En plus de lui donner son droit légitime à l'héritage , l'islam a ajouté des obligations faites aux hommes à l'égard des femme en matière d'entretien (nous le verrons plus bas)
Si un musulmans meurt, en laissant pour seul héritier un frère et une soeur : le fils recevra deux tiers de l'héritage et la fille un tiers. Pourquoi ?
Voyons, en quoi dans le cas de fratrie, c'est la sœur que le coran a favorisé (malgré les apparences).
Le tiers que recevra la sœur entre directement dans son patrimoine personnel (au même titre que sa dot, et ses revenue divers, salaires rentes, affaires, commerces...)
Tout comme l'homme, la femme en Islam jouit du droit de faire des transactions, du droit de vendre, d'acheter, d'être propriétaire, etc
Elle n'a pas lieu d'utiliser se dont elle a hérité pour subvenir à ses propres besoins. Elle en dispose comme elle l'entend, sans que quiconque puisse se mêler de sa gestion, ni son mari ni son frère, .
Ainsi La femme, dans l'Islam, a le droit d'utiliser son argent comme elle
l'entend.
Comparaison
La femme en France n'a obtenu la liberté de ses rentes et biens que 13 siècles après, précisément en 1938.
Jusqu'à cette date, une femme mariée en France, ne pouvait signer valablement aucun engagement ni se présenter devant le juge pour faire condamner un débiteur par exemple. Elle ne pouvait faire aucun acte sans le concours de son mari ou sans son consentement par écrit ou suppléé par le juge. En effet le mariage restreignait considérablement les droits civils de la femme. En vertu de ce contrat elle perdait son nom, pour prendre celui de l'époux, elle lui abandonnait son indépendance, abdiquait en quelques sorte en sa faveur, le soin de défendre ses intérêts pour s'identifier à lui et confondre son existence avec la sienne.
Le frère qui a reçu les deux tiers
de l'héritage a l'obligation impérative de subvenir à tous les besoins matériels de sa sœur (logée, nourrie vêtue, soignée si elle est malade, nantie d'un trousseau pour son
mariage, le cas échéant, la charge d'études assumées etc...) et cette situation peut parfois durer des années . Cette obligation résulte en particulier d'un verset du
coran :
« Les hommes ont la charges de s'occuper
des femmes ... »
Coran 4/34
Mais aussi dans de nombreux hadiths : " Il suffit pour l'homme comme péché de refuser leur subsistance à ceux qui dépendent de lui ... "
Et l'islam contraint les musulmans à être juste et équitables à tel point qu'il exige du musulman d'intervenir dans tous les cas où il constate une injustice.
En outre, par exemple, il n'est pas permis pour favoriser l'un des enfants par rapport à un autre de lui faire un cadeau de son vivant, sans faire de même à l'égard des autres enfants.
Sachant qu' en plus de son devoir de frère envers sa sœur (si parents décédés). Le frère peut aussi avoir à sa charge son épouse et ses enfants.
Or en Islam, Un homme doit être juste et équitable envers sa femme. En islam, il incombe en effet au mari de pourvoir aux besoins de sa femme et de son foyer. Et rappelons que L'épouse n'est pas obligée d'avoir recours à son argent pour les dépenses du foyer.
Comparaison
Or en France et jusque dans les premières décennies du XXe siècle, bien que chaque époux conservaient la propriété de ses biens personnels mobiliers, immobiliers, d'avant et pendant le mariage, le mari avait tout de même le droit exclusif d'administrer les biens de sa femmes et d'en percevoir les fruits de ses revenus pour soutenir les charges du mariage .
La femme et ses héritiers étaient privés de toute part dans les acquisitions, gains, économies que faisait le mari pendant le mariage et le produit et gain provenant de la collaboration commune appartenaient au mari (ceci dans le régime de la communauté) La femme devait contribuer aux charges du mariage jusqu'à concurrence des tiers de son revenu.
Sous le régime dotal, la femme avait plus de droits, car comme son nom le stipule, La dot y avait un caractère particulier qui la distinguait des autres biens de la femmes. L'on souligne sous ce régime,
- les bien dotaux , ce que la femme apportait au mari pour soutenir les charges du mariage
- et les biens paraphernaux. (tous les biens de la femme, dont elle peut jouir, mais dont elle ne pouvait tout de même pas ni les aliéner ni les paraître en jugement sans l'autorisation de son mari, ou celui d'un juge. Ce qui reste une grande injustice à l'égard de la citoyenne française il y a encore quelques décennies.
Pour revenir à l'héritage dans la fratrie, en islam, nous avons donc compris que la part que le frère touche ne lui appartient pas en totalité, elle est supérieure à celle de sa sœur, en vue de tous les obligations et des dépenses qui a devoir de faire. Or sa sœur, aura toujours le droit de garder pour elle ou de dépenser son argent d'héritage comme bon lui semble. En islam, l'argent de la femme lui appartient, elle n'a jamais la responsabilité de ses moyens de subsistance, soit entant que fille, sœur, épouse (sauf certains cas, ex : famille mono-parental) . C'est donc la femme qui est en Islam privilégié.
L'islam pense dans un souci d'équité, dans la mesure où, c'est à l'homme que reviennent toutes les charges matérielles du foyer. C'est à lui et à lui seul de subvenir financièrement aux besoins de son épouse, de ses enfants, de sa sœur (si parents décédés) ou même de ses parents si ces derniers sont dans le besoin.
La femme musulmane, elle, est dispensée de ces charges. Elle est libre de faire de son argent tout ce qu'elle désire, le dépenser ou l'épargner. Il est donc logique que deux sœurs, par exemple, héritent chacune de la moitié de la somme revenant à leur frère, vu qu'elles seront entièrement prises en charge par leurs frère (si parents décédés) et époux.
L'islam dés le 7ème siècle avait respecté à sa juste valeur la femme, lui donnant tous ses droits légitimes, et rectifiant les injustices dont elle était victime . Elle travaillait, témoignait, vendait, achetait, et héritait, cela en totale indépendance .
..
Ce n'est que 13 siècle plus tard que l'occident rattrapera son retard et rectifiera le statut de la femme et ses droits dans la société.
(Ce que l'on pouvait lire sur les droits restreints de la femme dans le mariage, l'ami de la maison, manuel encyclopédique 1855)
« (...)Ce n'est point un abus de force qui a donné à l'homme la
prééminence dans la société conjugale .Cete loi est une conséquence toute naturelle de la faiblesse de la femme et un homme rendu à son sexe par cette sage prévoyance. Faible et timide, elle
trouve dans l'homme un protecteur et un appui, elle est déchargée du soin pénible des affaires et par une conséquence qui dérive de cette mesure, la société conjugale, la famille a un défenseur
viril et un chef pour la gouverner et y maintenir l'ordre (...) .
Ainsi, ceux qui présument le caractère archaïque de l'islam , feraient mieux de se replonger dans leur histoire, et d' essayer de réfléchir sur l'évolution qu'ils ont donné à la liberté et à l'émancipation de la femme.
Entre une femme soumise à son mari, et à la loi, dont on privilégiait la place à
la maison,
et une femme soumise aux diktats de la mode, croyant se libérer en montrant
d'elles ce que ces hommes ont plaisir à voir et n'espérant avoir un salaire supérieur au leur, qu'en posant dans des couvertures de magazine . .... Il n'y a aucun progrès, aucune
liberté et surtout aucun respect !
Cet article avait donc pour but
- de faire taire l'équivoque sur la présumée inégalité de l'héritage en Islam,
- et de montrer comme L'Islam et sa jurisprudence , étaient
en progrès et restent de nos jours progressifs , évolutifs et dynamiques.
Et Dieu est le plus Savant.
Laura Asma
Les ouvrages qui m'ont aidé pour l'écriture de cet article :
- Les écrits du professeur, Dr Muhammad Sa'îd Ramadân Al-Bûtî
- « Etre musulmane aujourd'hui » par Malika Dif, édition Tawhid
- L'ami de la Maison (Manuel encyclopédie) par M D'Authelande, treizième édition, 1855
- Banque de fatwa disponible sur Islamophile Ressousce islamique en langue française
Remerciements à :
[1] Sourate 4 intitulée les Femmes, An-Nisâ', verset 11.
[2] Dans le code successoral, les héritiers sont classés selon leur ordre de proximité avec le défunt. L'existence d'un héritier de premier ordre exclut les héritiers des ordres suivants de la répartition de la succession. En arabe, ce mécanisme s'appelle al-hajb i.e. l'exclusion ou le masquage.
[3] Sourate 4 intitulée les Femmes, An-Nisâ', verset 12.
[4] Dans le code successoral islamique, certains héritiers héritent qu'une part déterminée (le quart, le sixième etc. ; on parle de farîdah dans la terminologie arabe) tandis que les autres héritiers se partagent le reste.
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