Partager l'article ! J'avais oublié (poème par Laura Asma): J'avais oublié Ce matin je me suis levée cassée Des douleurs emparait mon cor ...
Ce matin je me suis levée cassée
Des douleurs emparait mon corps tout entier
Ma poitrine serrée
Comme si, l'avoir revu avait
Ré-ouvert ces plaies
Que les années avaient chassées
J'avais oublié sa voix, son visage fermé
J'avais oublié son délire acharné
Ce matin, mon corps m'a rappelé
Les endroits où il fut frappé
Ils se sont réveillés
Comme si mes membres parlaient
Ici il m'a tapé
Ici il m'a poussé
Ici il m'a blessé
D'une marque indélébile je peux témoigner
De ce corps agressé .
Qui osera encore le touché ?
Celui qui m'es prêté pour un temps déterminé.
Mon cœur a battu si fort à la vue de celui qui l'a dénigré
Durant tant d'années
Ici il m'a injurié
Tout me revient tracé
J'avais oublié les journées et les nuits à pleurer
A prier qu'il guérisse ,à le supplier
Je sentais quand la crise venait
Je savait que j'étais condamnée
Quand va-t-elle éclater ?
Dans la maison, dans la voiture, dans un magasin ?
Devant des passants, seule ou devant les voisins ? ...
Qui ne feraient rien ...
C'était éminent, je voyais qu'il s'échauffait, qu'il me cherchait
Afin que je puisse lui donner l'excuse qu'il voulait,
Pour laisser son mal se manifestait
Je le savait, qu'elle viendrait
J'en connaissait tous les signes, et lui aussi mais ...
Il ne pouvait les contrôlés
Ou si seulement il le voulait ...
Je savais qu'il ne se calmerait,
Qu'après m'avoir blessé,
Qu'après m'avoir fait pleurer.
Ce sont des larmes qu'il voulait, pour l'apaiser,
Pour qu'il puisse enfin avoir de la pitié,
Pour que le tyran daigne s'excuser,
Et promettre que jamais il ne recommencerait.
Et chaque fois je le croyais.
Quelques jours plu tard, il réitérait
Mon Dieu, j'avais oublié
Tu as toutes les raisons ,à ma mémoire de me les rappelés
Celles que Toi seule connaît
Je ne peux qu'accepter par humilité,
Et résister par dignité
Je suis prête et s'il le faut je me battrai.
Je ne vais pas rester enfermée, emprisonnée
Je sais que ça lui plairait ...
Que crois-tu ? Que tu puisses m'apeurer ?
Dis toi bien que je ne crains que Dieu l'exalté
...
Je souhaitais pourtant qu'il guérisse,
Que refaire sa vie il puisse.
Moi je l'avais oublié.
Jusqu'à ne plus me souvenir de ses traits.
Mais mon corps, m'a rappelé ce matin
Des coups qui lui ont été contraints,
Dont il n'est pas cicatrisé,
Mais que Dieu a libéré,
Et Que l'Islam a sauvé.
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