Mardi 28 avril 2009
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21:58
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Par Laura Asma
Dounia,
Jamais je ne t'ai tant haï
Jamais je n'ai tant haï
Celle qui m'enlève mon amie
Trop attirée par les biens de ce monde
N'entends-tu pas l'orage qui gronde ?
Elle est tout ton vouloir
Tu ne vis que dans l'espoir
Tu la prends avec entrain
Sans savoir que c'est elle qui te tient
Elle ne fait que t'éblouir
Il faudrait pourtant mieux la fuir
Un jour gaie, un jour triste
Soucieuse , agitée , parce qu'elle est sinistre
Pressée quand le matin paraît , d'arriver jusqu'au soir
De tout tes vœux , elle t'accapare.
Aveugle serais-tu à ce peu qui s'achève ,
En nous à chaque fois que le soleil se lève ?
Il n'est rien qui ne soit promis à un malheur
Il n'est rien qui ne soit promis à une fin
La richesse n'est pas un bien stable en nos mains
Toute richesse tient aux richesse du cœur.
A celle-ci ne prends pas racine
Sois en détachée
Pour ne plus qu'aucun soucis ne te mine
Ainsi tu trouveras la paix
Nous vivons c'est étrange au milieu des plaisirs
Quand sonne à notre oreille un cri: "Il faut partir"
Ici ou ailleurs, tôt ou tard
Elle nous fera prendre le départ
Ya dounia, Ya dounia *
Je ne te cèderai pas
Laura Asma
(Inspirée de "Poèmes de vie et de mort" par
Abû L-Atâhiya)
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