Partager l'article ! Préjugés: L'APOSTASIE: changer de religion en islam ? Pas de sanction pour l’apostasie... La liberté de conscience est le fondement de l’Islam: ...
Il existe également d’autres versets n’ayant pas employé le verbe « apostasier » mais qui en contiennent le sens, comme par exemple :
Tous ces versets font clairement allusion à l’apostasie
après l’Islam.
Pourtant, aucun
d’entre eux ne fait la moindre allusion à un châtiment terrestre ou à une sanction pénale que devrait subir l’apostat, contrairement à la sanction du meurtrier ou du voleur.
Dans le cas présent, la sanction terrible et effrayante est la Colère de Dieu.
Cette interprétation est celle qui correspond au mieux à l’esprit même du Coran et des nombreux autres textes
fondateurs.
Cet esprit fonde en effet la foi et la croyance sur la conviction de l’individu et sur sa guidance sans contrainte ni pression extérieure.
Il fonde la foi et la croyance sur la liberté de choix la plus totale, exprimée par le passage coranique suivant :
En ceci - j’entends par-là ce texte explicite, ainsi que les nombreux autres versets qui ont entériné la liberté de
conscience -, il y a une preuve convaincante sur la position à adopter face à l’apostat.
Néanmoins, certains juristes ont négligé la portée de ces textes explicites et clairs, sous prétexte qu’il existait des preuves tirées de la Sunnah.
L’avis
sur lequel nous désirons insister ici est que toute intervention de l’autorité - sous quelque appellation qu’elle soit, et quelle que soit la forme qu’elle prend - entre l’individu et sa
conscience est définitivement rejetée.
La foi doit être en effet fondée sur la liberté individuelle et sur la sérénité du cœur.
Nos arguments sont les suivants :
Les avis des juristes auraient dû observer cette limite fixée par les versets du Coran. Or, sur ce point, ils ont commis un abus en négligeant l’essence de l’Islam, lequel abus ne trouve aucune justification.
Il existe un cas contemporain concret illustrant cela. Le quotidien égyptien Al-Ahrâm nous a fait
savoir le 6 juillet 1977 que le Conseil d’Etat avait approuvé un projet de loi visant à rétablir la peine de l’apostasie. Cette loi stipulait l’exécution de l’apostat qui reniait l’Isla
m de son propre gré par une parole explicite ou par un acte sans équivoque. Cette même loi condamnait également à dix ans de prison ferme celui qui apostasiait plus d’une fois puis se
reconvertissait à l’Islam. Cette même loi prévoyait enfin des sanctions répressives pour l’apostat mineur.(...)
Cette
proposition de loi a représenté à l’époque une régression juridique réelle pour remédier à un problème islamique imaginaire.
Si cette loi avait été adoptée, elle n’aurait servi que les intérêts des imbéciles, des ignorants
et des ennemis de l’Islam.
Les imbéciles sont ceux qui croient que cette loi est un bien alors qu’il s’agit d’un mal indicible.
Les ignorants sont ceux qui n’ont pas appris la leçon de l’histoire ancienne et contemporaine, et n’ont pas compris que toute entrave à la liberté
de pensée ne fait que retarder l’humanité et retarder l’idée qu’il est impératif de protéger.
Toute loi de ce type ne profite en fait qu’à l’autorité en place et aux circonstances actuelles, dans lesquelles l’amour du pouvoir va même jusqu’à pousser le dirigeant à espionner ses amis de toujours, et à prendre connaissance de leurs secrets et des
photographies de ce qui se passe dans leurs chambres à coucher.
Cette loi aurait été une arme
pour accuser tout opposant politique, lui intenter un procès et lui faire un scandale.
Cette loi aurait également permis de s’emparer des biens de gens et de leur confisquer leurs enfants innocents, auxquels la loi islamique a pourtant accordé une protection inégalée dans toutes
les autres législations du monde.
Quant aux ennemis de l’Islam, ils auraient dit : « Les Musulmans ne reconnaissent l’Unicité de Dieu et le Message de Muhammad que grâce à l’application du code pénal. »... Sans plus.
Nous pensons que la gravitation de la pensée islamique
autour de concept divin a fait que le « droit vrai » (al-haqq)est considéré comme l’absolu principe régissant la société islamique.
La liberté découle de ce droit vrai et est en réalité une de ses manifestations. Tout cela est incontestable. Mais en même temps, il est nécessaire de faire exception d’une seule liberté.
Cette exception ne cherche pas à s’opposer au droit vrai ou à le détruire, mais elle seule permet de garantir une saine compréhension du principe de droit vrai.
Cette liberté est la liberté de pensée et de conscience.
L’unique limite à laquelle s’arrête cette liberté est l’Essence de Dieu - Exalté soit-Il - et Sa
Nature.
La raison humaine n’est en effet pas disposée à traiter cette
question.
Tous les philosophes et les penseurs, des quatre coins du monde, depuis Socrate jusqu’à aujourd’hui, n’ont pu parvenir à
aucune réponse probante en étudiant cette question.
A partir de là, l’unique danger contre lequel l’Islam a mis en garde vis-à-vis de la pensée est la réflexion sur l’Essence de Dieu.
En dehors de ce point, l’Islam accorde à la liberté de pensée une latitude inconditionnelle.
Nous déduisons ainsi que c’est la liberté de pensée qui permet de connaître le chemin menant à la vérité, au droit vrai.
En conséquence, il n’est dès lors plus possible
d’entraver cette liberté au nom de la vérité ou du droit vrai.
Il
s’agirait alors d’une séquestration et d’une atteinte à la nature même de cette liberté.
Par ailleurs, Dieu dans le Coran admet l’existence d’une majorité égarée et d’une erreur répandue. Le Très Haut dit :
Et Dieu est certes le plus savant.
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