Lundi 10 novembre 2008
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Par Laura Asma
Les Ouïgours, ethnie turcophone et musulmane subissent le pouvoir de Pékin ...
Numerus clausus, répression et interdiction
de pratiquer, tel est le sort de ce peuple bientôt minoritaire sur sa propre terre.
Le principe? Importer en masse
des chinois pour remplacer à terme les Ouïgours condamnés à servir de folklore.
Un génocide culturel sur
lequel les médias occidentaux et les communautés musulmanes sont peu bavardes.
Découvrez leur histoire !

Qui sont les Ouïgours ?
Les
Ouïgours sont un peuple turcophone et musulman habitant le Xinjiang (ancien Turkestan oriental) en Chine.
Ils représentent une des cinquante-six nationalités reconnues
officiellement par la république populaire de Chine (Wéiwú’ěr zú en pinyin).
Ils sont apparentés aux Ouzbeks. 
Leur langue est le ouïgour. (s'écrit avec l'alphabet arabe)

Combien sont-ils?
Lors du recensement de
1990, 7 214 431 Ouïgours vivaient
en République populaire de Chine,
99,73% dans la région autonome de Xinjiang,
Ou habitent-ils?
Les
ouigours habitent une très vaste région aujourd'hui partie de la
Chine ( à voir sur la carte, le croissant blanc)
D'où viennent -ils?
Autrefois indépendant durant 1008 année de 751 après
Jésus christ à 1759 Se sont succédé au pouvoir les Mandchoues.
Souvent après de nombreuse révoltes , les ouigours reprenaient le pouvoir, puis le reperdaient. En 1863, ils réussirent même à former un état indépendant, reconnu par l’Empire
ottoman, l’Empire russe et le Royaume Uni.
Mais
les Britanniques, craignant une expansion russe vers l’Est, persuadèrent la cour
mandchoue de reconquérir le pays.
Les banques britanniques financèrent la reconquête. Ainsi avec L'Angleterre comme alliés, les ouigours perdirent , les mandchoues reprirent le pouvoir.
Puis se succéda au
pouvoir par la suite, La Chine nationaliste après un coup d'état. Les ouigours se révoltent à nouveau , créent un état , écrasé
par les soviétiques.
Nouvelle tentative en 1944, l'indépendance dura 5 ans, de nouveau écrasé cette fois-ci par l'armée rouge chinoise.Soulèvement encore
en 1954,
échoua face à l'armée rouge rouge chinoise.
Pourquoi ne pas accepter
leur indépendance? Pour
cause, ces vastes territoires comparés au far ouest américian sont pleins de ressources en particulier les plus importantes réserves de pétrole et de gaz naturel de l’Empire chinois)
Qu'est ce que leur résistance?
Leur résistance portent le nom de
Mouvement islamique du Turkestan oriental . Résistance populaire, le mouvement est considéré comme terrorriste par la Chine le Kazakhstan, et les États-Unis En
2002 les Nations unies ont classé l'ETIM dans les organisations
terroristes. Ce mouvement a été fondé par Hasan Mahsum, et dirigé par lui jusqu'a ce que l'armée
pakistanaise l'abatte le 2
octobre 2003. Les membres de l'ETIM sont pour la plupart des
militants Ouïghours qui militent pour la
séparation du Turkestan oriental de
la République populaire de Chine,
et la création d'un état islamique.
MASSACRE 1990
En avril 1990, un soulèvement a lieu dans la ville d’Akto.
Plus de 1 000 habitants descendent dans la rue pour protester contre le refus des autorités chinoises d’autoriser la construction d’une mosquée.
Les troupes chinoises tirent dans la foule.
Plus de 60 morts.
En juillet 1990, les autorités du Xinjiang annoncent l’arrestation de 7 900 personnes
au cours d’une opération visant à arrêter "les activités criminelles de séparatistes ethniques et autres délinquants
criminels" (sic).
La campagne contre le crime lancée sous le nom de "Frapper fort" par le gouvernement chinois en 1996, si elle entendait répondre aux inquiétudes de la population devant l’expansion de
la criminalité et de la délinquance, a été l’occasion pour la police chinoise de s’en prendre aux militants politiques et religieux du Xinjiang, dont un certain nombre, accusés d’être favorables à l’indépendance, ont été exécutés publiquement à grands renforts de publicité.
Plus de 10 000 personnes accusées de "séparatisme" ont été
arrêtées au cours de cette campagne.
MASSACRE
1997
Le 5 février 1997, à la veille du Ramadan, trente dignitaires religieux de renom sont arrêtés par la
police à Ghulja (en chinois : Yining).
Six cent jeunes Ouïghours descendent alors dans la rue et vont réclamer leur libération devant le siège local du
gouvernement.
Ils sont brutalisés par la police et les troupes paramilitaires et
violemment dispersés à coups de matraques électriques, de canons à eau et de gaz lacrymogènes.
Dès le lendemain se déroule une manifestation massive de protestation.
Les policiers et les paramilitaires tirent sur les
manifestants.Bilan : 167 morts.
Dans les heures qui suivent, 5 000 personnes sont arrêtées, dont des
personnes âgées, des jeunes femmes et des enfants.
On les accuse de vouloir « diviser la patrie », de mener une activité criminelle et fondamentaliste religieuse, bref d’être des "éléments contre-révolutionnaires".
Le gouvernement chinois décide alors l’exécution publique de sept Ouïghours pour l'exemple.
Les sept victimes sont exécutés d’une balle dans la nuque (facturée à leurs
familles!), chargés sur un camion découvert et promenés à petite vitesse à travers la foule qui fréquente le bazar ouïghour et les quartiers environnants.
Lorsque les Ouïghours qui pleurent les martyrs s’approchent trop près des camions, les soldats ouvrent le feu, faisant neuf nouvelles victimes.
Le 15 octobre 2001,
deux participants au soulèvement de 1997 furent exécutés, trois autres
condamnés à des peines de mort suspendues pour 2 ans et six autres à des peines de prison (dont deux à perpétuité).
MASSACRE NUCLEAIRE
Essais Nucléaires - Depuis 1961, la Chine a fait exploser 46 bombes nucléaires sur le site de Lop Nur au Turkestan
Oriental.
Les retombées
radioactives ont créé en 35 ans un désastre écologique, polluant les sols, l'eau, les plantes et la nourriture, ce qui aurait entraîné la mort de 200.000 personnes.
Une recherche récente menée secrètement par une équipe scientifique
anglaise a révélé une grave pollution nucléaire et une augmentation dramatique des taux de cancer.
photo:Quel avenir pour cette petit fille né
dans un village de la région des testes nucléaires chinois?
DEPUIS LE 11 SEPTEMBRE
2001 ?
Le gouvernement chinois a profité du 11 septembre 2001 pour vendre son programme anti-terroriste à l’étranger.
Il a obtenu l’extradition de militants ouïghours de plusieurs pays, dont le Pakistan, le Kazakhstan et le Kirghizistan. Il tente de négocier actuellement le transfert d’une douzaine d’Ouïghours capturés en Afghanistan et détenus à Guantanamo.
Le sort qui les attend en Chine est sans aucun doute l'exécution, d'où le refus des États-Unis de les renvoyer en Chine.
AUJOURD'HUI ?
Des organisations clandestines ouïghoures sont actives à l’intérieur du pays. On en sait très peu sur ces organisations.
On connaît néanmoins le nom de deux d'entre elles :
le Mouvement islamique du Turkestan oriental (accusé d’une série d’attentats
au Xinjiang) et
la Jeunesse du foyer du Turkestan oriental (qualifiée de "Hamas du Xinjiang").
À
l’étranger, les Ouïghours sont présents au Kazakhstan, en Turquie,
en Allemagne, en Suède, enSuisse et aux États-Unis d'Amérique
. Enfin, des Ouïgours ont aussi émigré en Allemagne, auPakistan , en
Indonésie, en Australie, à Taïwan et en Arabie saoudite. Le
19
septembre 2004
a été fondé à Washington le « Gouvernement en exil du Turkestan oriental », de régime parlementaire, dont le 1er ministre est Anwar Yusuf.
Une constitution a été proclamée, et traduite en Turc, Anglais, Chinois et
Japonais.
Voir une vidéo sur ce lien: ici
Voir: Reportages, découverte du peuple OUIGOUR
Remerciement à la soeur Sarah pour m'avoir donner l'idée de cette article, barakalaoufik oukthi, que Dieu te bénisse,
amine. Laura Asma
Première publication de cet article le 21/09/07, réactualisé le 10/11/08 grâce à de nouvelles informations envoyées par la soeur Sarah,
Barakaloufik ma soeur.
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